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Mes 18 mois de cours de japonais chez Aso College Group

Cours de japonais, Aso College Group, Fukuoka

Il y a un peu plus d’un mois j’ai eu ma cérémonie de fin d’étude (卒業式 sotsugyô-shiki). C’est le moment de faire un petit bilan de mes 18 mois passés à Aso College Group.

 

Ce qui est écrit en dessous n’engage que moi.
L’article ayant été rédigé en 2014, certaines choses ont pu changer depuis, merci de confirmer directement avec l’école.

 

Campus

Le campus est situé à 7 minutes à pied de la gare d’Hakata soit dans le centre ville. Il est composé de 10 bâtiments et les classes des étudiants en japonais se trouvent dans les bâtiments numéro un et cinq. Les classes sont des salles normales avec… des tableaux à craie ! Les étudiants y disposent de casiers ce qui est pratique pour laisser ses livres et autres affaires.
Egalement à disposition des élèves : des salles informatiques, une petite bibliothèque, un centre de recherche d’emploi, un centre d’aide international, un café, un combini et une cantine.
 
Pour le midi plusieurs solutions : il y a la cantine qui proposent currys, ramens et autres donburis pour un prix assez bas (moins de 400Y). Sinon, des vendeurs de bentôs viennent tous les midi devant les différents bâtiments et un repas vous coûtera entre 200 et 350Y.  Notez qu’il n’y a pas de micro-onde pour les faire réchauffer ce qui est pénible en hiver (on a eu beau demander, ça a toujours été refusé).
L’école dispose donc d’un combini (prit d’assaut le midi) et il y a un Lawson, un Family Mart et un Seven-Eleven pas très loin. Une boutique de bentô chauds, Hotto Motto se trouve à 5 minutes à pieds.
 
Aso a tout un tas de règles strictes qu’il faut suivre à la lettre :
– Porter son badge. La couleur du badge  dépend de l’année (pour moi c’était l’année rouge). Les professeurs et le staff sont reconnaissables à leur badge noir.
– Interdiction d’avoir les cheveux teints et les ongles peinturlurés;
– Interdiction de porter des sandales ou autres chaussures laissant voir les pieds;
– Interdiction  de porter caquette et chapeaux;
– Interdiction de mâcher du chewing-gum dans l’enceinte de l’école même pendant les pauses;
– Interdiction de se promener avec portable / iPod dans l’enceinte et aux alentours de l’école;
– Saluer chaque professeur croisé;
ect…
Attention à bien les retenir et les appliquer car il y a un test en début d’année pour voir si tout a bien été retenu (cela n’empêche pas de nombreux étudiants étrangers d’enfreindre les règles, en particulier pour les cheveux teints).

 

Les cours

Classe de japonais, Aso College Group, Fukuoka

Les cours sont un des points forts de l’école. Les étudiants suivent différentes leçons : japonais général, kanjis et vocabulaire, grammaire, rédaction, écoute, conversation et informations sur le Japon. C’est varié et le rythme soutenu.
L’école nous prépare extrêmement bien aux examens comme le JLPT.  On arrivant avec les bases minimum (hiraganas, katakanas, phrases basiques) on peut repartir avec un JLPT N2 assez facilement ou viser un N1 avec un peu plus de travail. Des classes supplémentaires facultatives sont proposées aux élèves avant les examens. J’ai adoré les cours de grammaire et de japonais général ainsi que les cours de vocabulaire et kanjis.

Pour les points faibles : j’aurais aimé avoir un peu plus de cours de kanjis car le nombre est insuffisant (3h par semaine) pour les élèves dont la langue maternelle n’utilise pas les idéogrammes. Aussi,  j’ai trouvé le cours d’informations sur le Japon assez inutile pour ceux qui ne préparaient pas l’EJU (test pour accéder aux universités japonaises). On apprend des choses comme l’inflation, l’export de riz etc… ce qui est utile pour la culture générale mais des cours sur la recherche d’emploi et l’étiquette à adopter en entreprise auraient été bienvenus Aussi, les cours sur la culture japonaise sont à compter sur les doigts de la main.

Pour terminer, je dirais que les cours chez Aso sont essentiellement tournés pour des élèves ayant un projet d’avenir lié au Japon et au japonais (études dans une université japonaise, trouver un travail au Japon ou un travail utilisant le japonais dans son pays). Pour ceux qui veulent juste apprendre la langue “pour le fun” sans s’en servir dans leurs études ou professionnellement, je ne suis pas sûre qu’Aso soit la meilleure option.

 

L’emploi du temps d’une journée :

9h20 – 9h30 : Home room du matin (appel, informations, etc..)
9h30 – 11h : première période
11h – 11H15 : pause
11h15 – 12h45 : deuxième période
12h45 – 13h30 : pause déjeuner
13h30 – 15h : troisième période
15h – 15h10 : Home room de fin de journée (rappel d’informations
15h10 – soir : activités facultatives, clubs, cours en plus facultatifs etc…
Chaque semaine deux étudiants sont désignés pour nettoyer la salle de classe : nettoyage du tableau, des tables et du sol au programme. Un grand ménage est organisé avant chaque vacances où tout le monde participe.

 

Les profs et le staff

Les professeurs sont tous intéressants, très bons en enseignement, rien à dire. Un gros coup de coeur pour les professeurs Kawaharada, Kawasaki et Imanaga. Ce sont les profs les plus expérimentés et ça se sent. Ils sont pédagogues, fermes mais sympathiques et sachant rire. On peut leur demander tout un tas de choses. J’ai par exemple reçu de l’aide pour mon CV et des pistes de travail par leur biais. Ils restent aussi dans la classe après les cours et ils peuvent aider pour les dossiers d’inscription à l’université, formalité administratives ou un quelconque problème personnel.
 
Le staff, regroupé dans le département international, parle plusieurs langues : japonais, chinois, anglais, espagnol et français (entre autres ?). Ils sont là pour régler toutes les démarches de pré-inscription, d’inscription et de dossier. Ils aident aussi lors des petites soucis du quotidien.
Lorsque j’étais élève, il n’y avait que 2 personnes dans ce département qui n’en était pas encore un. L’équipe a bien grandi !

 

 

ACTIVITÉS EXTRA-SCOLAIRES

Comme dans toutes les autres écoles de langue du pays, Aso propose des activités extra-scolaires tout au long de l’année. En général, les futurs étudiants attachent beaucoup d’importance aux activités avant de partir. Moi-même j’ai scrupuleusement regardé ce que l’école proposait avant de me décider mais en réalité une fois pris dans le tourbillon des études on y pense plus du tout et ça devient très secondaire. Franchement, ça ne m’aurais pas dérangée de ne pas en avoir du tout. Voici ce à quoi j’ai eu droit :
– matinée bowling;
– journée dans la préfecture de Kumamoto;
– journée dans la ville de Mojiko;
– visite de l’usine de bière Asahi à Fukuoka;
– visite de l’usine de toilettes Toto à Kokura puis après-midi à Mojiko;
– journée de visite de Fukuoka;
– Yamakasa matsuri;
– Setsubun;
– Tanabata;
– journée de cuisine (deux fois);
– journée à Dazaifu;
 
Même si tout ne fut pas intéressant c’était bien organisé et plutôt sympa. Petit regret sur les repas qui étaient inclus mais pas super bons. Les chinois et taïwanais adorant les buffets à volonté, l’école s’efforce de leur faire plaisir (s’adapter au plus grand nombre) et choisit des établissements pas trop chers qui proposent ces formules. Heureusement le nouveau professeur principal a la volonté de changer tout ça et nous avons pu, lors de la dernière excursion, goûter à un délicieux repas typiquement japonais dans un ryokan perdu en pleine nature.

 

La Résidence

L’école propose une résidence, spécialement pour étudiants étrangers. Je n’y ai pas séjourné donc je ne dirais rien à son sujet même si j’ai un avis tranché dessus. Voir plus d’informations sur la résidence ici.

 

Les relations

Sortie à Momochihama, Aso College Group, Fukuoka

Au début c’est comme partout : on s’entend tous bien, on va passer une super année et tout le monde te dit “on ne s’oubliera pas hein ?”. Mais il faut être honnête et réaliste : se faire de vraies amitiés dans se genre de programme est quasiment impossible. Déjà à cause de la barrière de la langue. Dans une promo de 38 personnes composée de 90% de chinois et taïwanais, la langue de communication était le chinois. De plus une grosse moitié de la promo n’a fait aucun effort pour apprendre la langue. Je me demande d’ailleurs pourquoi ils sont venus puisque plus de la moitié d’entre eux ne parlaient toujours pas un mot de japonais à la fin du cursus (en fait ils bossaient juste pour rentrer a l’université).
Il y a aussi la différence culturelle. J’ai eu énormément de mal face aux non-respect du règlement par les chinois (décidément), face à leurs bruits de masticage, rots et autres choses considérées comme impolies par nous les français. Certains vont sans-doute me dire que c’est tout à fait normal en Chine mais il me semble que quand on va dans un autre pays, la règle du jeu est de s’adapter au pays en question non ?
Malgré ces petites incompréhensions, beaucoup étaient assez gentils et on a quand même passé beaucoup de bons moments.
 
J’étais assez proche du groupe de taïwanais et d’une vietnamienne.
En ce qui concerne la vietnamienne, elle s’est mariée en janvier avec son compagnon japonais et s’est alors soudainement coupée de toute personne non-vietnamienne.
Quant aux taïwanais, l’ambiance s’est dégradée avec eux vers la fin quand ils se sont brusquement regroupés (c’est une mode dis donc) et se sont mis à avoir un comportement déplacé : couper la parole, parler aux profs en utilisant un langage familier, mettre leur musique à fond sans écouteurs pendant les pauses, contrôler le chauffage (interdiction aux autres d’y toucher), dénigrer tout ce qui ne venait pas de Taïwan et j’en passe. Beaucoup d’élèves (dont moi) ont coupé toute relation avec eux dés décembre. Le comportement niveau primaire ça va deux minutes. Ça m’a franchement dégoûtée de ce pays et de ses habitants.
Tout ça a contribué à avoir une mauvaise ambiance et une atmosphère un peu plus difficile à l’apprentissage durant les dernières semaines.
 
Hors de la promo, je me suis fait énormément de connaissances et amis japonais en allant dans différents clubs. C’est vraiment bien d’étudier parmi les japonais et de faire les même activités qu’eux, ça favorise vraiment le contact. Toutefois, soyons honnête, si on ne va pas dans les clubs (ou dans les réunions organisées par l’école), il sera difficile, voire impossible de se faire des connaissances.

 

Clubs et vie étudiante

English Cafe, Aso College Group, Fukuoka

Puisqu’on en parle… Chez Aso, il est possible de suivre des cours en plus (Plus α) à la fin de la journée, deux fois dans l’année sur une période d’un mois en demi. Pâtisserie, coréen, dessin, langages de signes, code, il y en a pour tous les goûts ! J’ai testé les cours “webdesign” mais tout étant trop facile pour moi (on commençait par apprendre les bases de Photoshop), j’ai abandonné au bout de trois séances. Les clubs ayant le plus de succès sont pâtisserie et coréen.
On peut aussi rejoindre les clubs de foot, baskets et autres sports d’équipes avec la condition de venir à chaque entraînement sérieusement.
Il y a aussi le très célèbre English Cafe. Deux fois par semaine, les profs d’anglais de l’école (deux canadiens et un anglais) organisent des sessions de discussions en anglais autour de gâteaux et boissons. C’est très convivial, on s’amuse bien et on perfectionne notre anglais. C’est souvent pris d’assaut donc il faut s’inscrire assez tôt mais ça vaut vraiment le coup !
Au moment du 学園祭 (gakuensai, festival de l’école), il y a la possibilité de rejoindre pas mal d’activités et clubs comme des groupes de jeux, défilé de mannequins etc…

 

Points négatifs

Malgré tout l’amour que je porte à cette école, vraiment fantastique, il y a quand même quelques points négatifs :
Il y a beaucoup trop de vacances. En tout j’ai eu trois semaines en avril, un mois l’été, deux semaines à Noël (x2) puis un mois et demi avant la fin d’études, j’ai trouvé ça beaucoup trop. Chez Aso, comme je le disais plus haut, on a cours tous les jours jusqu’à 15h15, contrairement aux écoles de langue classiques qui terminent leurs cours à midi. Ce que je prenais naïvement comme un avantage (oui car ce point n’est pas expliqué dans les brochures) n’en était en fait pas un. Le nombre d’heure d’étude est défini par avance et est le même pour toutes les écoles (800h pour un an) donc qui dit journées plus longues dit quota d’heure plus rapidement rempli : beaucoup de vacances. Ça aurait été bien (et honnête) de le préciser dans les brochures et sur le site.
 
Deuxième point négatif, on nous dit être traité de la même façon que les élèves japonais mais ce n’est pas vrai pour tout. Par exemple, en tant qu’étrangers, on ne peux avoir accès qu’à la résidence étudiante pour étrangers. On nous a aussi interdit de participer à la journée sportive sous prétexte qu’on avait un examen la semaine d’après. On nous a dit qu’on rattraperait cette journée mais cela n’a jamais été fait. On a pas eu d’album de fin d’année, on ne fait pas les journées en costume (et du coup on fait tâche dans le paysage). Cela reste gentillet comme point négatif mais quand même, si une chose est dite ça serait bien qu’elle soit respectée à 100%.
 
Ensuite niveau professeurs et enseignement,  comme je le disait plus haut, j’ai eu beaucoup de mal avec une des professeur de rédaction qui est très (trop) scolaire. J’ai eu l’impression d’être retombée en primaire. Ensuite le cours d’informations sur le Japon qui disons le franchement ne sert à rien. Pour terminer, le rythme des cours à franchement ralenti après le JLPT de décembre. On a presque passé certains cours à regarder des vidéos car la moitié des élèves ne voulaient plus étudier. Merci mais je n’ai pas payé pour qu’on me diffuse une émission de variété…

 

Prix

Comptez  640 000 yens pour une année (frais d’entrée, de scolarité, activités, bouquins de cours etc…). C’est cher mais dans les prix habituels, quoique un peu plus élevé que dans des écoles de japonais standard. La qualité à un prix…

 

Pour conclure

Pour terminer, vous aurez deviné que je vous encourage vivement à venir étudier dans cette école si jamais vous vouliez étudier sur Fukuoka ou sur Kyûshû. J’ai adoré ces 18 mois et je ne changerais mon expérience contre rien au monde. C’est vraiment différent d’une classique école de langue et c’est une expérience encore plus unique.
J’ai été la première élève française de toute l’histoire de l’école et depuis d’autres élèves eux-aussi français se sont inscrits, souvent après avoir lu cet article. Merci à vous !

 

Cérémonie de fin d'études - sôtsugyô shiki, Aso College Group, Fukuoka

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25 comments

  1. En ce qui concerne les étudiants chinois/taïwanais, j'ai vécu une expérience similaire. Je me suis liée d'amitié avec une personne du groupe qui m'a expliqué bien plus tard que le but est de revenir au pays avec le nom d'une école étrangère sur leur cv, avec si possible un diplôme (souvent acheté ! on m'a même demandé comment faire v_v). Elle m'a aussi dit qu'il y a beaucoup d'écoles prestigieuses en Chine, mais comme le nombre d'étudiants est bien évidement en accord avec le nombre d'habitants, il y a une concurrence féroce ! Du coup, il n'y a que deux types d'étudiants qui vont à l'étranger : les nuls adeptes de l'investissement zéro que leurs parents envoient dans le but de faciliter leurs études , et l'autre type sont ceux qui ont déjà fait un cursus supérieur, souvent de qualité, et qui viennent le compléter avec une expérience à l'étranger. Inutile de te dire lequel des deux types est le plus nombreux. D'ailleurs, la personne m'ayant expliqué cela avait même acheté son Bac… Le plus surprenant, c'est que même de retour avec le niveau merdique, ils arrivent à se trouver d'excellents postes. Comme quoi, le cv fait tout parfois…

    Tu n'as pas habité dans la résidence pour étrangers ? Tu avais eu des mauvais échos des le début ou c'est choix ? Est-ce qu'il vous était aussi interdit de porter un kimono pour la remise des diplômes ?

    1. Ah je ne connaissais pas cette histoire de diplômes achetés. En tout cas c'est pas dans cette école qu'ils auront pu en acheter…

      Par choix. Je ne voulais pas partager ma chambre avec quelqu'un et l'absence de wifi a définitivement enterré la chose.
      Non c'était tout à fait permis, d'ailleurs une fille de notre promo l'a fait. Je l'aurais aussi fait si j'avais eu les sous (c'est assez cher).

  2. Très bonne revue de ses 18 mois. On apprend beaucoup … sauf sur les chinois. Une autre amie à Tsukuba (dans le Kantô) a aussi eu des problèmes avec les chinois (bruyant, laisse les parties communes sales après utilisation, …).
    J'ai bien aimé la partie des points négatifs (c'est rarement abordé).

    1. C'est leur culture et ils sont inchangeables hélas.

  3. Quand j'avais étudié en école de japonais, il y avait comme toi beaucoup de chinois, mais pas que (il y en avait qui venaient de Corée, des Etats Unis, d'Australie…), donc en fait, il n'y avait qu'avec les chinois que je ne parlais pas trop, vu qu'ils étaient vraiment en clan… par contre ça me choque le comportement que certains ont eu (les rots en cours, mais is ont quel age !)… et je suis entièrement d'accord avec toi, si ils ne parlent toujours pas japonais, qu'est-ce qu'ils sont venus faire là-bas ?
    A part ça, j'ai travaillé en English café, c'est vrai que c'est convivial, mais ils ne servaient jamais de petits gâteaux lol
    Enfin, félicitations pour ton beau diplôme 😉

    1. A Fukuoka il n'y a guère d'autres nationalités que chinois et taïwanais (la proximité sans doute).

      Merci 🙂

  4. "il me semble que quand on va dans un autre pays, la règle du jeu est de s'adapter au pays en question non ?" => Tu as tout à fait raison, mais malheureusement, cette règle n'est pas souvent appliquée…

    Très bon article. Je n'irais pas faire d'étude au Japon, ma vie ne me le permet pas (deux enfants), mais j'ai lu l'article en entier et il est très intéressant. C'est bien de l'avoir fait pour les prochains ^^

    Et surtout… FELICITATIONS POUR TON DIPLOME !!!!
    Je suis ravie pour toi, c'est une belle récompense ! Où en es-tu maintenant ? Tu avais décroché un travail non ?

    1. Merci ^^
      J'ai commencé à travailler le 1er avril dans une entreprise de… c'est assez indéfinissable comme entreprise en fait (^^;; Le travail n'est pas passionnant du tout mais pour le moment je m'en contente.

  5. C'est vrai, ça a l'air pas mal, cette école… Certaines règles sont encore plus dures que celles de ma fac (le chewing gum !! Je ne survis pas sans chewing gum !!) mais dans l'ensemble ça permet de préparer un peu à l'exigence des règles de la vie active au Japon.

  6. super article, tu m'as clairement donné envie de faire un séjour linguistique dans une école là bas 🙂
    j'y pensais un peu mais sans plus. Maintenant j'y pense encore plus.
    Je vais même suivre ton blog que j'ai découvert aujourd'hui :p

  7. En te lisant ça donne envie d'y aller (qu'est-ce qui m'a pris de faire une licence de japonais…)
    Combien t'a coûté cette formation ? T'a-t-elle été utile pour trouver un emploi par la suite ?

  8. Merci de ce retour sur une autre école, c'est très enrichissant et cela permet de faire un peu le tour des expériences. Je suis passée par une école sur Tokyo (Toshin Language school) et malgré des points positifs (très bon professeurs, un bon cadre de classe et du matériel adéquat), j'ai eu beaucoup de points négatifs, pas très loin de ce que tu avances comme problèmes. D'une part les autres étudiants qui ralentissent pas mal l'apprentissage parce qu'ils ne suivent pas (très frustrant de perdre du temps de cette manière). Ce constat était fort pour les chinois, mais aussi … pour les étudiants français qui étaient là pour les animes, et prenaient les cours pas mal à la légère :(. D'autre part, les différences culturelles sur la propreté étaient aussi dans mon collimateur (merci la table plein de sauce …). Dans les facteurs dépendant vraiment de l'école, je n'ai vraiment pas aimé que des activités soient organisées sur les heures de cours. C'est bête, mais j'ai payé (assez cher) pour un nombre d'heure d'apprentissage, et bon, aller à Disneyland ou regarder une vidéo ça ne fait pas vraiment partie de mes objectifs. Je n'ai fait que 3 mois et depuis, je progresse en autodidacte ! Mais à l'occasion, je me relancerai bien, et peut-être ailleurs qu'à Tokyo :).

  9. Ton retour est vraiment très intéressant et complet. De ce que tu avais déjà pu lire, on sent qu'elle est vraiment très bien pour l'apprentissage du japonais et comme tu dis, ce serait dommage si c'était l'inverse ! Béné, avais-tu déjà commencé ton apprentissage du japonais avant d'intégrer Aso ?
    Je n'ai pas été fort surprise des relations avec les autres élèves qui se passent toujours bien au départ et qui parfois changent avec le temps… c'est clair que c'est vraiment dommage :-/ De mon côté, j'aurais fait des sessions de 3 mois entrecoupées de pauses de 3 mois, donc rien à voir avec ton parcours de 18 mois de cours, mais dans ma classe, les élèves sont majoritairement vietnamiens et c'est frustrant que tout le monde ne fasse pas l'effort de se parler japonais, même entre personnes de même nationalité ! Mais bon, encore une fois, je deviens une mamie reloue à coups de – "Allez les gars il faut bosser !!" – comparée à certains qui viennent tout juste d'avoir leurs 18 ans et qui pensent davantage à faire la fête qu'à apprendre… Quant aux règles à respecter, elles sont nombreuses et un peu difficiles chez Aso mais il en faut sans doute pour éviter les débordements… Dans ma classe, les profs ont dû installer un panneau merci de ne pas cracher par terre >_<, ça m'a perturbée quand je l'ai vu la première fois. Bises à toi

  10. Salut
    Combien coûte l école ??
    Merci

  11. Bonjour ! J'aimerais beaucoup aller dans cette école dans le futur… J'ai passé 1 mois à Fukuoka cet été et j'ai eu une révélation. Je veux à tout prix étudier le japonais à Fukuoka… Mais voilà je n'ai que 17 ans. Je suppose que je dois partir après avoir été à l'université ? J'aimerais faire une LEA anglais-japonais… Puis après pourquoi pas partir dans une école de langue à Fukuoka pour apprendre le japonais (est ce que tu sais si il existe d'autres écoles de langues à Fukuoka ?)

    J'aurais aussi aimé si tu as eu accès à une bourse pour partir étudier dans cette école ?

    Comme ça mon message semble un peu bref, je m'en excuse !

    Je te souhaite une très bonne continuation

    1. Bonjour !
      Merci pour ton commentaire.
      En fait tu peux partir dés que tu as un niveau bac et plus de 18 ans. Ca peut-être une bonne solution pour après ta LEA.
      Oui il y a d'autres écoles, j'en connais au moins 3.

      Je n'ai pas eu de bourses, il n'y en a pas dans cette école.

    2. Merci beaucoup pour ta réponse !

      Est ce que tu crois qu'il te serais possible de m'indiquer le nom des autres écoles ?
      Cet été j'ai passé 1 mois dans l'école de langue Genkijacs, je ne sais pas si tu connais ? C'était super, j'ai vu qu'ils faisaient des cours pour 1 ou 2… Mais je n'arrive pas à me décider car malheureusement on ne croule pas sous l'or, et j'aimerais donc étudier les prix de plus près… Pense tu que tu pourrais m'indiquer à combien t'es revenue les cours et ton logement dans cette école (je comprends tout à fait si tu préfères garder ces informations confidentielles)
      En tout cas sache que je t'admire et énormément, et ça va faire longtemps que je lis ton blog à vrai dire, et à chaque fois je m'émerveille de ce que tu vis, tu as la vie que j'aimerais avoir. 🙂

    3. Il y a genkijacs donc, Wahaha nihongo, YMCA, Aiwa etc…

      Mon logement m'a coûté 57 000Y par mois repas et charges comprises. Les cours je ne sais plus exactement mais je crois que c'est 7000 euros l'année.

      Merci beaucoup ^^

  12. Merci pour cet excellent article !

    Je cherchais justement une école qui ne se trouve pas dans une très grande ville et ton article m'a complètement conquise ! Je souhaite désormais aller étudier là-bas pour perfectionner mon japonais. 😀 En passant, j'étais tellement conquise que j'ai aussi convaincu une autre amie d'aller étudier là-bas puisqu'elle cherchait aussi une école :).

    Mais est-ce que je peux te poser une question ? Les professeurs vous apprennent le japonais "normal" ou parlent avec le dialecte du coin ?

    J'en profite pour rajouter que je suis avec plaisir toutes tes aventures au Japon et attends toujours avec impatience tes articles ( comme le prochain article mode 😉 ).

  13. C'est étrange, j'ai eu pas mal de taïwanais dans mon école à Kyoto, et je n'ai franchement eu aucun problèmes avec eux au contraire. Tous très sympas, ouverts et respectueux. Difficile de dire si je les reverrai un jour, mais j'en garde un très bon souvenir.

    Le seul vrai trouble-fête était indonésien. Mais son comportement n'avait rien a voir avec sa nationalité puisque les autres indonésiens rencontrés étaient très sympas. L'un d'eux est même un très bon ami.

  14. Cette ségrégation entre les étudiants étrangers et japonais, c'est quand même dommage. Ça me dérange un peu. Les horaires aussi, j'aimais assez l'idée japonaise sur les horaires de cours, toute la matinée.

    Mais elle m'a l'air très bien dans l'ensemble.
    C'est l'une des plus prestigieuse (par sa qualité) de Fukuoka ? Tu as eu de bons échos au sujet d'autre école ?

    Pour les clubs, c'était assez divers ? Je pratique l'aikido et c’est quelque chose que je veux garder sur le long terme.

    Plus je te lis et plus je me dis que tu as beaucoup de mérite pour cette vie que tu t'es construite, ça me donne espoir. Bonne continuation ! 🙂

    1. Comme je le dis en début d'article, cela fait presque deux ans que j'ai été diplômée : les choses ont sûrement changé depuis. Je sais que les professeurs nous ont beaucoup écoutés et qu'ils ont changé pas mal de choses comme le fait de participer à la fête du sport par exemple.

      Avoir cours l'après-midi est une chose tout à fait normale. Il n'y a que les écoliers, collégiens et lycéens qui ont la majorité de leur cours le matin. En université et école spécialisée, c'est normal.

      Ce n'est pas une école des plus prestigieuses, c'est la plus prestigieuse à mon goût vu que l'environnement est exceptionnel. J'ai eu de bons échos sur Genki jacs aussi.

      Pour les clubs oui c'est assez varié, il y a même de l'aikido à deux périodes de l'années (octobre/novembre/décembre et mai/juin/juillet). Le prof est super sympa.

  15. Merci beaucoup pour cet article !!
    Etant passionné par sa culture et a peu près tout ce qui entoure le japon, j’aimerais vraiment apprendre la langue mais je n’ai malheureusement aucune base.
    Ton article m’a rendu curieux à propos de cette école et je me dis pourquoi pas s’y inscrire pour un début d’apprentissage ?
    Mais voila je voulais te demander si s’inscrire dans cette école pour un premier apprentissage de la langue est une bonne chose ?
    Merci

    1. Tu veux dire niveau grand débutant ? Hum… je ne sais pas trop.
      L’école encadre bien les débutants, il n’y a aucun doute là dessus. Il y en avait d’ailleurs plusieurs dans ma promo mais je trouve qu’on profite vraiment de l’école qu’une fois un certain niveau atteint. Par exemple les échanges avec les élèves japonais seront moins facile (certains parlent anglais mais dans ce cas on ne progresse pas en japonais) et les activités sont fermées aux personnes n’ayant pas le niveau de japonais nécessaire.

      1. D’accord, merci pour ta réponse. Je vois, du coup ça serait plus simple de prendre des cours de japonais en France et de partir dans cette école avec au moins une base. Ça me permettrais d’être moins perdu du coup.

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