Ma grossesse au Japon : hospitalisation pour menace d’accouchement prématuré (3ème trimestre)

Ma grossesse au Japon : hospitalisation pour menace d’accouchement prématuré (3ème trimestre)

Dans mon précédent article je vous avais laissé en suspens à 24 semaines de grossesse.
Je continue mon histoire avec le récit de mon troisième trimestre qui s’est passé en majeure partie… à l’hôpital.

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Comment je me suis retrouvée à l'hôpital

27 semaines de grossesse au Japon

À 24 semaines + 1 jour j’ai passé mon examen de début du 7ème mois. Pas d’échographie sur le ventre cette fois mais un examen gynécologique au programme ainsi qu’une prise de sang.  Alors que mon médecin m’examinait j’ai eu une contraction ce qui lui a permis de constater que mon col se raccourcissait pendant mais revenait à la normale après. Il m’a demandé de lever le pied et de faire attention mais sans plus.

Le lendemain soir je me suis mise à avoir des contractions et le médicament que je prenais pour les arrêter n’a pas fait effet. J’étais hyper angoissée de revivre ce par quoi j’étais passée et vers 22h j’ai décidé d’aller à la maternité. Après examen, le médecin (un autre que celui avec qui j’ai à faire habituellement) a constaté le même léger raccourcissement de mon col et a décidé de me garder et de me poser une perfusion pour arrêter les contractions. Je lui ai demandé naïvement jusqu’à quand j’aurais la perfusion et ce fut la douche froide : « jusqu’à la fin »… 

Le lendemain matin le médecin m’a appris que l’hôpital universitaire de Fukuoka avait des lits de libres et que j’allais donc être transférée là-bas. En effet, ma maternité n’est pas équipée pour les prématurés (comme la quasi-totalité des maternités hors CHU au Japon). Me transférer à l’hôpital universitaire, qui a un service de néonatalogie, était donc la seule solution.
Vers 10h30 une ambulance est venue me chercher et ce fut le début d’une longue, très longue hospitalisation… 

Bienvenue en MFICU

Arrivée dans le service maternité j’ai subi une batterie de tests :  échographie super poussée du bébé et du placenta, échographie endovaginale, monitoring, prise de sang etc. Heureusement tout allait bien. Il n’y avait aucune malformation que ce soit au niveau du bébé ou du placenta et ma prise de sang était nickel mais je contractais toujours un peu et vu mon antécédent de rupture prématurée de la poche des eaux les médecins ont décidé que je serais hospitalisée pour le restant de ma grossesse.

Chambre MFICU (Maternal Fetal Intensive Care Unit), hôpital universitaire de Fukuoka

On m’a emmenée dans une chambre, dans la section appelée MFICU. MFICU signifie Maternal Fetal Intensive Care Unit et c’est le service des grossesses pathologiques ou à haut risque. Chaque patiente admise (sauf celles à terme sur le point d’accoucher) doit obligatoirement passer par la case MFICU pendant deux semaines avant d’être transférée, si tout va bien, dans une chambre « normale ». Cette section est assez petite avec seulement trois chambres : deux individuelles et une de quatre personnes. Il y avait un lit de libre dans celle-ci et c’est donc là que j’allais passer 15 jours.

Inutile de dire que je n’étais pas ravie et j’ai eu du mal à accepter l’hospitalisation. Sachant que j’allais devoir rester ici presque trois mois alors que les personnes dans mon cas (risque 1 d’accouchement prématuré soit le plus faible) sont normalement renvoyées chez elles, je ne comprenais pas pourquoi je devais rester. Je pense qu’il m’a fallu une semaine pour me faire à l’idée que c’était pour mon bien et pour la sécurité de mon bébé.
Les premiers jours furent difficiles, entre l’hospitalisation à accepter, l’hôpital qui n’a rien à voir avec le séjour dans la maternité que j’ai eu pour mon IMG et mes voisines de chambre bruyantes, sans parler des visites restreintes à 15 minutes par jour à cause du covid. Heureusement 4 jours après mon arrivée nous n’étions plus que deux et le surlendemain j’ai eu la chambre pour moi toute seule le temps d’un week-end. Après je n’ai eu qu’à patienter quelques jours pour que mes deux semaines soient écoulées et être transférée hors du MFICU, dans une chambre individuelle.

Ma chambre individuelle était composée d’un lit, d’une table, de deux chaises, d’un meuble de rangement, d’une télé, d’un lavabo et d’un placard. J’avais aussi une salle de bain avec douche et toilettes. Je n’ai pas de photos à vous proposer (j’ai carrément oubli d’en prendre…) mais vous pouvez voir des vidéos de ma chambre sur Instagram, dans les mises en avant « grossesse » se trouvant sur mon profil.

Ma vie à l'hôpital

Une journée type à l'hôpital

Je me réveillais en général plus tôt, vers 5h30 car je n’étais pas fatiguée et le soleil se levant vers 4h15, il fait déjà un peu jour dans la chambre malgré les rideaux.

Elles procédaient au premier doppler foetal de la journée et vérifiaient ma perfusion.

Rassurez-vous je n’avais pas d’heure imposée pour prendre ma douche mais comme je préfère me doucher le matin c’était en général dans ces eaux-là pour moi. 

Nouveau doppler, prise de tension et de température et vérification de la perfusion. Les lundis, mercredis et vendredis j’avais un examen de réactivité foetale (NST) à la place du doppler afin de surveiller mes contractions. Elles regardaient aussi combien j’avais mangé au petit-déjeuner (je devais le marquer sur une feuille).

Les infirmières sont de retour pour un 3ème doppler et une nouvelle vérification de la perfusion. Elles regardaient aussi combien j’avais mangé au déjeuner.

Après un après-midi passé plutôt lentement, j’attendais l’arrivée du dîner avec impatience car ça mettait un peu d’animation.

Je faisais le tour du service et allait chercher de l’eau dans la salle commune.

Quatrième et dernier doppler de la journée suivi d’une énième vérification de ma perfusion et du dîner.

Les grandes lumières devaient êtres éteintes et dans les chambre et dans les parties communes. Après chaque patiente décide de dormir quand bon lui semble. Pour éviter que les infirmières ne passent j’éteignais les lumières vers 21h45.

Dans la nuit nuit elles passaient toutes les heures, à la lumière d’une lampe torche, vérifier la perfusion et si tout allait bien.

Les examens médicaux et les traitements

En principe j’avais un examen vaginal et une échographie toutes les semaines.
Lors de l’examen vaginal le médecin regardait si je n’avais pas de saignements et contrôlait la longueur et la fermeté de mon col. Au plus court, mon col est descendu à 2,3 cm vers 27 semaines de grossesse mais heureusement mais il est remonté à 3,5 cm les semaines qui ont suivi. Il est resté à environ 3cm jusqu’à la semaine avant ma sortie où il a de nouveau baissé suite à l’arrêt progressif des médicaments.

Je me souviens que mon médecin me disait que mon col était même un poil trop long pour mon terme et que les sages-femmes rigolaient en disant qu’avec un col à 3 cm c’était bizarre que je sois en menace d’accouchement prématuré.
À titre d’information au Japon on est hospitalisé avec un col de 2,5 cm ou moins.

Autrement, comme indiqué plus haut, j’avais un NST (examen de réactivité foetale ou monitoring) trois fois par semaines le lundi, mercredi et le vendredi. Au début je n’en avais que deux (mardi et jeudi) mais j’ai demandé à en avoir un de plus par acquit de conscience et surtout car ça passait bien le temps.

Les traitements
NST (examen de réactivité foetale ou monitoring), hôpital universitaire de Fukuoka
L'appareil pour les NST

Concernant les traitements, j’étais reliée à une perfusion qui m’administrait 24h/24 un médicament destiné à stopper les contractions appelé ritodrine (リトドリン). J’avais deux ampoules de 5ml mélangées dans une poche de 500 ml de glucose et les médecins ajustaient la dose en fonction de mon état.
Il y avait 7 paliers allant de 15 à 60 ml/h. Lorsque je suis arrivée à l’hôpital j’étais à 15 ml, aussitôt augmentée à 20, et à la fin de mon hospitalisation j’étais à 35. Normalement s’il n’y a pas de soucis en particulier les médecins diminuent la dose pendant l’hospitalisation mais dans mon cas comme j’avais pour objectif de retourner accoucher dans ma maternité, il fallait que je tienne jusqu’à 36 semaines minimum. Mon médecin m’a parlé des dizaines de fois de réduire la perfusion mais au final il ne l’aura jamais fait avant la fin.

Parlons de la fin de mon hospitalisation justement.
En vue de ma sortie à 36 semaines il fallait arrêter la perfusion (bye bye ma fidèle Perfie, celles et ceux qui me suivent sur Insta la connaissent). Pour cela les médecin baissent la dose d’un palier tous les jours et durant toute la procédure j’avais exceptionnellement deux NST par jour. En effet, lorsqu’on arrête la perfusion il y a un phénomène de retour de contractions. Soit elles s’arrêtent d’elles-même et la grossesse continue, soit elles déclenchent les contractions de travail. Les NST servaient à contrôler cela. Fort heureusement le karma a fait que je n’ai pas eu de retour de contractions ! Vous auriez vu le regard étonné du personnel soignant qui venait régulièrement aux nouvelles. Apparemment ce n’est pas commun. En même temps je parlais tout le temps à Sei dans mon ventre, lui disant de tenir encore x jours le temps de retourner dans notre maternité et après il pourrait venir quand il voulait haha.

Les repas

Ah les repas d’hôpital. N’ayant jamais été hospitalisée de ma vie, sauf pour mon IMG, je n’avais que la maternité comme référence et quelle fut ma déception quand j’ai reçu mes premiers-plateaux repas au CHU. Qu’on se le dire, ce n’était pas mauvais du tout (au contraire, pour de la nourriture d’hôpital c’était bon) mais on était loin de la qualité des repas de la maternité et les portions étaient petites, j’avais encore faim après. J’avais lu sur le site de l’hôpital qu’il était interdit de se faire amener de la nourriture alors Kiyo le faisait en cachette et rapportait les emballages. En fait j’ai su quelques semaines après mon admission que comme je n’avais pas de restrictions alimentaires je pouvais manger ce que je voulais quand je voulais alors je ne me suis plus cachée.

Lorsque je suis passée en chambre individuelle j’avais des repas un peu meilleurs et surtout beaucoup plus consistants. En effet au CHU de Fukuoka il existe les menus normaux et les menus spéciaux dits « Itoshima » (car les ingrédients viennent de la ville voisine d’Itoshima). En chambre collective les menus normaux sont gratuits alors qu’il faut payer un supplément (800 yens par jour si je me souviens bien) pour avoir les menus Itoshima. En chambre individuelle par contre,  les repas spéciaux sont compris dans le prix de la chambre. J’en ai donc mangé pendant plus de deux mois. C’était délicieux et… servi dans de la porcelaine d’Arita, la grande classe. J’avoue quand même qu’à la fin j’en avais un peu marre et que je n’avais qu’une envie : manger ce que je voulais (en l’occurrence de la salade et des légumes croquants, vive mes envies healthy de femme enceinte haha). Encore une fois, je n’ai pas pensé à prendre de photos avec mon appareil mais j’ai des tonnes de storys enregistrées sur mon profil Instagram.

Comment occuper ses journées

12 semaines à l’hôpital c’est long. Surtout quand tu n’as pas le droit de sortir du service à cause de ton état et du virus corona. Je devais demander à ce qu’on m’emmène en fauteuil roulant si je voulais aller au combini par exemple alors comme je ne pouvais pas être tranquille j’ai rapidement abandonné toute idée de sortie. Ma seule balade quotidienne était comme indiqué plus haut, le soir après manger.

Je commençais par faire le tour du service puis allais voir les nouveau-nés dans la salle spéciale. 
Ensuite direction la salle commune où je remplissais ma gourde d’eau ou de thé et j’y restais jusqu’à la tombée de la nuit. Le CHU de Fukuoka étant sur une colline, on avait une jolie vue sur toute la ville (photo ci-dessous).

Autrement je passais mes journées dans mon lit. On m’a rapidement déconseillé de m’assoir en tailleurs car cela favoriserait l’ouverture du col alors je restais beaucoup allongée. Je n’avais pas de consignes particulières mais je voulais absolument tenir jusqu’à 36 semaines alors je m’obligeais à ne pas beaucoup bouger.
Pour occuper mes journées Kiyo m’avais apporté quelques petites choses, notamment la Switch (j’ai principalement joué à Animal Crossing), mon ordi portable et ma tablette (j’ai pu poster quelques articles de blog), mon dictionnaire de kanjis et un cahier pour faire une grosse révision. Il m’a aussi amené mon appareil photo et mon trépied pour que je puisse me faire des photos de grossesse toute seule, à défaut de pouvoir en faire faire en studio comme prévu. Voici quelques exemples (notez le travail photoshop pour effacer toute trace de la perfusion).

Photo de grossesse, hôpital de Fukuoka
30 semaines de grossesse
Photo de grossesse d'un couple franco-japonais
32 semaines de grossesse

Le personnel médical

Vue sur Fukuoka depuis l'hôpital universitaire de Fukuoka
Vue sur Fukuoka depuis l'hôpital universitaire de Fukuoka
Couloir du service maternité de l'hôpital universitaire de Fukuoka
Un des couloirs du service

Mon « équipe médicale » était composée d’un médecin référant, d’un référent secondaire (dans le cas où le premier s’absenterait) et de deux infirmières / sages-femmes.

Mon médecin était très gentil et très doux mais un peu trop évasif. Il me faisait penser à un gros nounours mais avec une voix très aiguë. Je le voyais le lundi matin quand il venait m’apporter les résultats de ma prise de sang hebdomadaire ainsi que le mardi ou le mercredi pour mes examens de routine et je ne le voyais plus le restant de la semaine. 
Il s’est absenté durant une semaine et au lieu de mon médecin secondaire c’est un autre qui a pris mon dossier en charge. Il était jeune, très sympa et drôle, un peu cynique. C’est le genre de personne qui ne vit que pour son métier : il ne prend jamais de jours de congé et est le premier présent le matin. Il venait voir ses patientes tous les matins ce que j’ai apprécié. Même après que mon référent soit revenu il passait de temps en temps me voir et fut tellement de bon conseil que je l’ai sollicité pour un deuxième avis à plusieurs reprises.

Le hasard a fait que mon médecin référant secondaire travaille de temps en temps dans ma maternité et qu’elle est très amie avec mon médecin là-bas. Je ne l’ai pas vue beaucoup, peut-être une ou deux fois mais elle était très gentille. 

En ce qui concerne les infirmières / sages-femmes (elles ont la double casquette au Japon) qui étaient responsables de moi, la première a été extraordinaire. Elle passait tout le temps me voir pour discuter, me réconforter, m’expliquer des choses etc. J’adorais quand elle me croisait dans le couloir le matin et qu’elle me disait super excitée « je suis responsable de ta chambre aujourd’hui » (car référant ne veut pas dire qu’elle était responsable de ma chambre tous les jours). La seconde quant à elle je ne l’ai pas vue beaucoup mais tant mieux car je n’ai pas eu d’atomes crochus en particulier. 

Autrement vu la longueur de mon hospitalisation j’ai eu à faire à toutes les infirmières. Je me suis rapidement composée une équipe de 6/7 préférées et le matin c’était la surprise de voir qui allait être responsable de ma chambre. Je savais que la journée allait être longue quand c’était des infirmières que je n’aimais pas et au contraire, avoir des infirmières sympas me permettait d’être un peu plus joyeuse.

L'après hospitalisation

Je suis sortie sans encombres à 36 semaines + 1 jours et j’ai pu passer quelques temps à la maison avant d’accoucher. J’avais chargé Kiyo de préparer les affaires du bébé pendant que j’étais à l’hôpital donc je n’avais rien de particulier à faire.

J’ai déjà terminé l’écriture du récit de mon accouchement et l’article patiente dans mes brouillons. Je compte publier 2/3 articles sur Fukuoka entre les deux mais je le mettrai en ligne bientôt.

Un peu de vocabulaire

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9 Comments

  1. Et ben cette expérience (bien que plus agréable je pense que si tu avais vécu la même chose en France ) n’a pas dû être une partie de plaisir.. je suis contente pour toi que tout se soit bien passé au final! Ma maman qui bosse avec la maternité (elle n’est pas soignante, assistante sociale en CHU) était hallucinée devant le nombre d’examens réalisés au Japon par rapport à la France. Un suivi aux petits oignons

  2. Une sacrée aventure que tu as vécu là ! J’ai suivi toute ton hospitalisation sur les réseaux, mais c’est intéressant d’avoir un retour détaillé sur comment cela se passe au Japon. Ca doit être difficile de passer autant de temps à l’hôpital surtout en ces conditions sanitaires tendues. Merci pour ton retour d’expérience enrichissant et les explications sur la situation au Japon ! Je ne sais pas encore si je passerai un jour par la case grossesse mais c’est toujours rassurant de lire un avis authentique comme le tien.
    Je te souhaite plein de bonheur avec ta famille ! 🙂

  3. Merci pour ce partage c’est très intéressant!
    J’ai suivi cette aventure sur insta et je suis ravie que tout se soit bien passé pour toi et le petit Sei.
    Plein de bonheur pour toi et ta famille.

  4. Pas facile une si longue hospitalisation !
    Ton discours me fait écho car je suis actuellement enceinte à 35SA et j’ai des contractions depuis mes 20-22SA. Et en France ça ne semble pas inquiétant, col vérifié 4 fois qui ne semblait pas bouger donc depuis plus de contrôle on me dit que je vais avoir des contractions jusqu’à la fin. Et effectivement j’ai plus de 5 contractions par heure toutes les heures et tous les jours. Donc je vis avec, maintenant que j’approche des 36SA ça m’inquiète un peu moins.
    Et sinon étant infirmière en CHU en France je trouve qu’effectivement au Japon ça semble plus carré et mieux organisé.
    Bon et bien hâte de lire le récit de l’accouchement maintenant. ^^

  5. Merci encore pour cette série d’article vraiment intéressante ! Une hospitalisation aussi longue, ça n’a pas dû être de la tarte, surtout avec les déplacements limités et le peu de visites (heureusement qu’il y a Internet pour rester en contact avec son entourage, mais ça ne fait pas tout). L’emploi du temps aide bien à comprendre le rythme d’un séjour à l’hôpital en cas de grossesse à risque.
    J’ai plein de questions en tête, mais c’est surtout relatif à l’administration (j’aime l’administration) : les menus spéciaux « Itoshima » étaient-ils plus chers que les menus « normaux » ? Comment est prise en charge une hospitalisation ? Y a-t-il la Sécu qui joue ou également une complémentaire santé ? Est-ce que c’était compris dans le congé maternité (j’ai cru comprendre qu’il n’y a pas de congé maladie au Japon) ?
    J’attends la suite de ce récit avec impatience !

  6. Merci pour cet article, j’avoue que je suis encore loin d’être enceinte, mais j’adore lire les expériences des autres. Merci de nous partager avec autant d’authenticité ton hospitalisation ( ce compliment vaut aussi pour le reste de tes articles ). Tu as une superbe manière d’écrire ! Pressée de lire les nouveaux articles.

  7. J’avais suivi ton hospitalisation sur insta, je suis contente que tout se soit bien passé même si j’imagine bien que ça n’a pas dû être facile… En tout cas merci de nous avoir partagé ton expérience. C’est rassurant de savoir que tu as été bien suivie. Maintenant pressée de lire l’arrivée du petit Sei 🙂

    • Merci pour ce partage intéressant et authentique 🙂 J’avais suivi ton hospitalisation sur Instagram. Je suis contente que tout se soit bien terminé.

  8. Tu avais demandé sur Insta si quelqu’un pouvait te faire un petit retour sur la même situation en France et je m’y colle ! 🙂 Je me suis retrouvée dans la même situation que toi à quelques différence près. Je suis tombée en MAP à 22sa avec un col à 2,8cm, s’en est suivie mes 15 premiers jours d’arrêts : pas de boulot, molo sur les déplacements et pas trop d’efforts, manque de pot j’ai déménagé, ce qui fait qu’à 25sa, je suis tombé à 1,3cm de col. Je te laisse imaginer la tête de ma gynécologue qui m’a arrêté totalement avec 1 semaine d’hospitalisation (cachet pour arrêter les contractions, cachet pour faire tenir le col, piqure de maturation des poumons de mon bébé). Par contre, là où j’étais très surprise en te suivant, c’est le nombre d’écho et de contrôle que tu as eu alors qu’en France, à part les cachets et quelque doppler, je n’ai jamais eu d’échos. Et après je suis partit en alitement jusqu’à l’accouchement, soit 3 mois comme toi, et malgré que le retour à la maison semble plus cool, psychologiquement c’était le même chose que toi … Je suis restée scotchée à mon lit, littéralement avec 2 doppler/semaine. Pis, à 32sa en France on a la dernière échographie et malgré que je ne bougeais pas, mon col tenait toujours pas : 9mm, avec 1 mois et demi encore. Mais au final tout s’est très bien terminé et j’ai pu constater sur les réseaux que pour toi aussi, du coup je te souhaite tout plein de bonheur avec Kiyo et Sei :).

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